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Il y a tant de choses pourtant inutiles qu'on préfère garder. Comme les jouets d'enfants qui nous rapellent combien il était plus simple de vivre lorsque l'âge excusait toutes les erreurs. Cette manie de grand mère à vouloir garder cette ancienne chambre intacte comme si l'on regrettait le passé. Il y a aussi toutes ces choses immaterielles, qui font mal parfois, mais dont on refuse obsinément de se séparer. Et même si on le voulait, ne resteraient-elles tout de même pas là, collées à la peau? Les souvenirs, ces choses si précieses que l'on garde très profond dans nos entrailles car on sait que de tels moments ne se reproduiront jamais plus. Je donnerais pourtant n'importe quoi pour en revivre certains. N'importe quoi.
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Applez-la comme vous voudrez, son nom n'a de réelle importance que lorsque elle nous crie dans les oreilles. Ynn ne se prononce pas, ou seulement dans les têtes, et son orthographe n'existe que pour éveiller un son, qui se peut n'avoir aucun rapport avec ses lettres. Ynn n'a pas de sexe ni d'âge, son visage est inconnu et c'est pour ça qu'on aimerais parfois la rendre plus humaine sans toutefois y parvenir. Il en viens de la liberté de chacun de lui donner une existence. Mais Ynn n'a que faire de votre avis, Ynn existe, et elle le crie haut et fort pour que le monde, ou du moins le votre, l'entende. Et c'est a vous rendre sourds qu'elle hurle ses berceuses, reflexion d'une vie qui se voudrait être autrement façonnée.
Ynn n'existe que si vous lui donnez la vie. Mais il est trop tard: elle est déjà présente en chacun de nous. Il ne nous reste plus qu'à essayer tant bien que mal à la supporter durant tout le reste de notre existence.
Mais même si Ynn n'a pas de visage, Ynn pleure, Ynn souffre, rit, hurle à en étouffer, Ynn se moque du monde, montre des yeux cruels, Ynn donnerait tout pour être une autre mais Ynn se dit qu'elle ne changera pas pour eux, elle voudrait ouvrir ses bras au monde et l'aimer mais il ne lui rends pas, ou si peu, son amour. Ynn chante des vers venus du fond des âges et enchaîne avec du francis Cabrel, une seule chanson, une seule, celle qui lui rapelle une nuit étoilée. Ynn rêve de liberté mais s'enchaîne sans pouvoir y faire grand chose, elle veut pouvoir respirer autre chose que cette air immobile et sec qui lui irrite la gorge en lui donnant envie de vomir. Pouvoir se débarasser de cette boule au ventre qui lui pèse constamment. Ynn se sent seule, parfois, mais ne veut pas être entourée. Ynn ne voit, ne veut pas voir le monde en couleur.
Ynn hait, elle te hait du plus profond d'elle-même. Elle voudrait pouvoir courir des heures entières sans ressentir la moindre fatigue, tremper ses mains dans de la peinture rouge et projeter la couleur sur un mur, ou une immense toile, afin de donner une matière a sa colère. Ynn voudrait croire, mais reste constamment déçue, peut-être Ynn est-elle trop ambitieuse. Elle voudrait que ces gens ne la jugent pas du premier regard. Ynn aurait tant aimé pouvoir leur dire qui elle est, si seulement elle savait qui elle est réellement.
C'est a se croire skyzophrène, tellement sa présence se fait constamment sentir.
Il est impossible de décrire entièrement ce qu'est Ynn, tellement elle est paradoxale, lunatique et maladroite. Et il est dur parfois de se retenir à la jeter du haut d'un ravin afin qu'elle se taise. Mais le plus diffcile encore est de se dire que Ynn est une partie intégrante de nous-même, et qu'il est impossible de s'en séparer...
Si je préfère la lune au soleil c'est parce que je peux la regarder sans risquer de me brûler les yeux ...
Il y a tant de choses pourtant inutiles qu'on préfère garder. Comme les jouets d'enfants qui nous rapellent combien il était plus simple de vivre lorsque l'âge excusait toutes les erreurs. Cette manie de grand mère à vouloir garder cette ancienne chambre intacte comme si l'on regrettait le passé. Il y a aussi toutes ces choses immaterielles, qui font mal parfois, mais dont on refuse obsinément de se séparer. Et même si on le voulait, ne resteraient-elles tout de même pas là, collées à la peau? Les souvenirs, ces choses si précieses que l'on garde très profond dans nos entrailles car on sait que de tels moments ne se reproduiront jamais plus. Je donnerais pourtant n'importe quoi pour en revivre certains. N'importe quoi.
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Applez-la comme vous voudrez, son nom n'a de réelle importance que lorsque elle nous crie dans les oreilles. Ynn ne se prononce pas, ou seulement dans les têtes, et son orthographe n'existe que pour éveiller un son, qui se peut n'avoir aucun rapport avec ses lettres. Ynn n'a pas de sexe ni d'âge, son visage est inconnu et c'est pour ça qu'on aimerais parfois la rendre plus humaine sans toutefois y parvenir. Il en viens de la liberté de chacun de lui donner une existence. Mais Ynn n'a que faire de votre avis, Ynn existe, et elle le crie haut et fort pour que le monde, ou du moins le votre, l'entende. Et c'est a vous rendre sourds qu'elle hurle ses berceuses, reflexion d'une vie qui se voudrait être autrement façonnée.
Ynn n'existe que si vous lui donnez la vie. Mais il est trop tard: elle est déjà présente en chacun de nous. Il ne nous reste plus qu'à essayer tant bien que mal à la supporter durant tout le reste de notre existence.
Mais même si Ynn n'a pas de visage, Ynn pleure, Ynn souffre, rit, hurle à en étouffer, Ynn se moque du monde, montre des yeux cruels, Ynn donnerait tout pour être une autre mais Ynn se dit qu'elle ne changera pas pour eux, elle voudrait ouvrir ses bras au monde et l'aimer mais il ne lui rends pas, ou si peu, son amour. Ynn chante des vers venus du fond des âges et enchaîne avec du francis Cabrel, une seule chanson, une seule, celle qui lui rapelle une nuit étoilée. Ynn rêve de liberté mais s'enchaîne sans pouvoir y faire grand chose, elle veut pouvoir respirer autre chose que cette air immobile et sec qui lui irrite la gorge en lui donnant envie de vomir. Pouvoir se débarasser de cette boule au ventre qui lui pèse constamment. Ynn se sent seule, parfois, mais ne veut pas être entourée. Ynn ne voit, ne veut pas voir le monde en couleur.
Ynn hait, elle te hait du plus profond d'elle-même. Elle voudrait pouvoir courir des heures entières sans ressentir la moindre fatigue, tremper ses mains dans de la peinture rouge et projeter la couleur sur un mur, ou une immense toile, afin de donner une matière a sa colère. Ynn voudrait croire, mais reste constamment déçue, peut-être Ynn est-elle trop ambitieuse. Elle voudrait que ces gens ne la jugent pas du premier regard. Ynn aurait tant aimé pouvoir leur dire qui elle est, si seulement elle savait qui elle est réellement.
C'est a se croire skyzophrène, tellement sa présence se fait constamment sentir.
Il est impossible de décrire entièrement ce qu'est Ynn, tellement elle est paradoxale, lunatique et maladroite. Et il est dur parfois de se retenir à la jeter du haut d'un ravin afin qu'elle se taise. Mais le plus diffcile encore est de se dire que Ynn est une partie intégrante de nous-même, et qu'il est impossible de s'en séparer...

